Éperdument éperdue
Que font les résignés
Pour ne plus avoir à penser
Ils empruntent la voie
Ferrée à double tour
De ceux
Par la serrure,
Ici bas,
Qui ne jouent aucun tour
Et clôturent
Le débat.
Assis,
Sans laisser d’empreinte
Ils comptent les heures
Une à une défiler
Tel un leurre
De jours alignés
Sans Amour
Ni contrainte
Émiettant le rassis
À l’ombre du jour,
Lune s’assied et tait
L’autre et terni T
Pas simple de décliner
Le mot sens
Dans tous les sens
Et de renoncer
À l’évidence
Sans errance
Elle trie, range, fit,
Innocence au placard
Elle prie, lange et gît
Déliquescence trois-quarts
Déchéance croissante
D’une naissante loquedue
Echéance décroissante
De l’éperdument et perdu.

[Céline Lebaudy, 2016]